Il y a 24 ans, Catherine arrive à l’Institut Raymond-Dewar avec l’objectif d’apprendre la langue des signes québécoise. Elle n’imagine pas qu’elle y trouvera sa place pour les deux décennies suivantes.
Aujourd’hui agente à l’accueil, elle est souvent la première voix que l’on entend, le premier regard qui rassure.
« Chaque personne arrive avec une réalité différente. Mes journées ne se ressemblent jamais, et c’est exactement ce qui les rend si riches. » Elle oriente, cerne les besoins des personnes et répond aux questions « J’aime ce lien constant avec les usagers et les usagères », dit-elle.
Avec les personnes sourdes, malentendantes ou présentant d’autres besoins communicationnels, Catherine adapte constamment sa façon d’être : empathie, patience, écoute et sensibilité.
« Chaque personne mérite d’être accueillie comme il se doit. Prendre le temps, individuellement, avec le sourire, peut changer bien des choses. »
Ce que les autres ne voient pas souvent, c’est l’étendue de ce rôle : gérer dans le calme les urgences, les appels multiples, les confidences spontanées, l’anxiété des parents d’enfants nouvellement diagnostiqués « C’est un rôle presque névralgique dans le fonctionnement du centre. »