Institut universitaire sur les dépendances

 

Développer un carrefour d’expertise et de référence, visant l’intégration de savoirs théoriques (universitaires), d’expériences (intervenants, gestionnaires) et de la population (personnes dépendantes et leur entourage).

Aperçu

La désignation d’institut universitaire a été accordée en 2007. Cette désignation est l’aboutissement d’une proximité avec le milieu de la recherche qui a précédé la désignation de l’IUD.

DIRECTION SCIENTIFIQUE

  • Serge Brochu, Ph. D., professeur émérite de l’École de criminologie de l’Université de Montréal

PROGRAMMATION SCIENTIFIQUE

  • Axe I – Consommateurs et entourage
  • Axe II – Services et outils
  • Axe III – Intégration et modélisation

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Projet phare

Mise en place du centre d’expertise sur les dépendances

Mis sur pied en 2016, le centre d’expertise sur les dépendances de l’IUD a été conçu pour être un  aboratoire d’interventions psychosociales et de co-construction des savoirs (recherche/milieu de pratique). Un centre d’expertise :

  • contribue au développement et au transfert des connaissances des axes d’expertise;
  • favorise le développement de la pratique réflexive (esprit critique) chez les cliniciens;
  • favorise une meilleure compréhension des milieux cliniques par les chercheurs (et inversement);
  • promeut l’utilisation des données probantes et l’innovation appuyée sur des fondements théoriques solides;
  • est un agent de liaison et assume un r ôle de maillon entre la recherche et les milieux cliniques (interface).

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Projet de recherche en cours

Wet Shelter : une nouvelle approche au Québec

À la demande d’un comité directeur en itinérance constitué de partenaires des réseaux communautaires, de santé et de services sociaux et de la Ville de Montréal, l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD), en collaboration avec le Centre de recherche de Montréal sur les discriminations, les inégalités sociales et les pratiques alternatives de citoyenneté (CREMIS), rédige un avis sur l’implantation éventuelle de Wet Shelters à Montréal.

Première question : qu’est-ce qu’un Wet Shelter? L’explication la plus simple serait de présenter un Wet Shelter comme un refuge où la consommation d’alcool est autorisée. Par ailleurs, ces lieux permettent d’offrir des services à une clientèle qui serait difficilement rejoignable autrement. Comme la pratique est plus développée en Ontario, en Colombie-Britannique, au Royaume-Uni et en Australie, il n’existe toujours pas d’équivalent français officiel pour décrire ce genre de lieux.

« Nous remettrons un rapport basé sur une revue de la littérature. Il contiendra des recommandations et une liste de conditions gagnantes observées ailleurs. Nous proposons également de mener une étude de faisabilité afin de produire un plan d’implantation à Montréal », explique Jorge Flores-Aranda, Ph. D.,  chercheur d’établissement à l’IUD.

Grâce à ce rapport, le comité pourra prendre des décisions éclairées basées sur des données de la recherche. En effet, cette revue systématique de la littérature et cet avis permettent de profiter de l’expérience d’autres communautés dont les résultats ont déjà été analysés par des équipes de recherche.

Après avoir lu une centaine de rapports de recherche, triés à partir de plus de 6 000 documents répertoriés initialement au sujet des Wet Shelters, l’équipe a retenu 17 rapports complets pour en extraire des données et en faire une analyse approfondie. Un constat intéressant : le nombre de ressources où la consommation d’alcool est permise est très varié, incluant une ressource en soins palliatifs communautaires. « Nous ne connaissons que très peu l’implantation de cette approche au Québec, donc nos analyses ouvrent des pistes auxquelles le comité n’avait pas nécessairement pensé », précise M. Flores-Aranda.

Forts de ces connaissances rendues accessibles, les décideurs pourront éviter certains écueils et partiront  avec une longueur d’avance pour adapter le projet à la réalité québécoise. 

Jorge Flores-Aranda, Ph. D., est chercheur d’établissement à l’Institut universitaire sur les dépendances, et professeur associé à l’Université de Sherbrooke.

 

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Enseignement 

RECHERCHE

  • 95 étudiants en recherche à l'IUD, dont 2 fellows.

CLINIQUE

  • 71 étudiants accueillis par la Direction santé mentale et dépendance, dont 33 en travail social, dans les équipes cliniques oeuvrant en santé mentale et en dépendance.

ENSEIGNEMENT MÉDICAL

  • 47 étudiants en médecine reçus par la Direction santé mentale et dépendance.

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Animation de la vie scientifique

Écho de la recherche

Présentation, par un chercheur, un étudiant ou un stagiaire postdoctoral, des faits saillants de ses recherches et des retombées cliniques et décisionnelles en vue d’améliorer les pratiques.

  • Où? 950, rue de Louvain E. en alternance avec 110, rue Prince-Arthur O.
  • Pour qui? Cliniciens, stagiaires, étudiants et partenaires
  • Quand? 6 à 8 prévus annuellement

Aquarium

Espace informel et convivial de réflexion sur des questions qui touchent différents aspects des dépendances (avec ou sans substance) et des services de réadaptation.

  • Où? 950, rue de Louvain E. en alternance avec 110, rue Prince-Arthur O.
  • Pour qui? Cliniciens, stagiaires, étudiants et partenaires
  • Quand? Environ 6 par année

 

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Communauté de pratique 

150 médecins rassemblés grâce au leadership de l’IUD 

La Communauté de pratique médicale en dépendance (CPMD) est un réseau de médecins ayant des intérêts professionnels communs, souhaitant faire avancer leurs connaissances et obtenir des ressources supplémentaires par le biais d’activités de formation et de partage d’expertise. À ce jour, la CPMD compte 150 membres médecins œuvrant en dépendance ou intéressés par le sujet. Les membres ont accès à une plateforme en ligne, mais aussi à différentes activités de formation continue et  de partage d’expertise tels des rencontres, des conférences, des Webinaires, des échanges et des discussions sur le forum en ligne de la communauté, etc. 

Le projet a suscité un tel enthousiasme auprès des médecins que des partenariats remarquables ont été instaurés avec, entre autres, le CRAN (Centre de recherche et d’aide pour narcomanes), nouvellement intégré au CCSMTL, le Service de médecine des toxicomanies du CHUM, le Collège des médecins et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. La CPMD est chapeautée par l’Institut universitaire sur les dépendances et mandatée par la Direction des dépendances et de l’itinérance du MSSS. 

Pour plus d'information : http://cpmdependance.ca 

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Ressources documentaires

Le Centre québécois de documentation en toxicomanie (CQDT) offre plus de 7 500 livres sur les dépendances et les sujets connexes, près de 600 documents audiovisuels et plus de 150 ensembles d’animation (jeux, affiches, cédéroms, etc.), des prêts de livres, de matériel d’animation et de matériel audiovisuel ainsi qu’un service de référence.

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Pour plus d'information